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19-riviere-vigTROPHEE ANDROS : RIVIERE dans la tourmente.

Le meeting de Lans en Vercors ne figurera pas en bonne place dans la boîte à souvenirs de Benjamin Rivière. Autant il s’attendait à une performance difficile pour la course 1, puisque le circuit de Lans en Vercors est le plus pénalisant de la saison pour celui qui embarque le lest de la victoire précédente, autant il pensait renverser la tendance pour la course 2. Sauf que le petit grain de sable (ou plutôt le petit paquet de neige) est venu enrayer la machine jusque là parfaitement programmée pour gagner. Explications du principal intéressé !


« Je savais que la course 1 serait compliquée, le principe était donc de limiter les dégâts pour rester au maximum au contact de Prost et de Dayraut. Ce qui s’est à peu près concrétisé puisque je termine 5ème, juste derrière Prost même s’il faut bien avouer que Dayraut nous a enfumé ! Par contre, j’étais vraiment confiant pour la course 2. Où plutôt, je savais que je ne devais pas passer à côté. Et du coup, je me suis mis la pression. Celle qui vous empêche de dormir, celle qui vous fait insidieusement douter de vous, celle qui vous oblige à ne pas décevoir… Bref, une vraie bonne grosse pression ! Du coup, au départ de la première qualif, j’étais un peu fébrile d’autant plus que mes pneus étaient plus entamés que prévu. Malgré tout, le chrono de mon premier tour, sans être aussi explosif que celui de Stievenart (Dacia), me place dans le top 3. C’est ce qu’il me faut. Mais dans le tour suivant, tout s’est mal enchaîné : j’arrive à l’épingle du haut, il y a un paquet de neige sur la trajectoire alors qu’on était sur le bitume au tour précédent (elle a été déposée par Panis qui a tapé le mur de neige quelques secondes plus tôt). Sous l’effet de la surprise, je freine plus tôt et plus fort que prévu et après, c’est l’engrenage : mauvaise trajectoire, décalage du rythme, agacement, déconcentration…Sur l’Andros, chaque dixième, chaque millième de seconde compte pour faire la différence et sans même attendre le verdict du chrono, je sais que je viens de griller la cartouche de trop car mes pneus ne me permettront pas de jouer la gagne dans la qualif 2. Je sais aussi que je viens probablement de perdre le Trophée Andros. Pourtant, j’avais effleuré le rêve du bout des doigts. Et même si mathématiquement c’est encore jouable, il faudrait vraiment une grosse contre performance de mes rivaux directs sur les trois dernières courses pour que je puisse encore grimper sur la plus haute marche du podium. Et ça, je sais que ce n’est pas le style de la maison. »

19-riviereQuoi qu’il en soit, il n’y a pas d’amertume chez Benjamin Rivière. Tout juste un peu de regret de ne pas avoir mieux géré la pression à Lans en Vercors mais satisfait de ne pas se cacher derrière quelque autre prétexte pour expliquer sa contre performance. D’ailleurs, cette même lucidité le fait constater que désormais, la pression a changé de camps et n’oublie pas que, si on lui avait dit en début de saison qu’il serait le seul à inquiéter Dayraut (le triple vainqueur et tenant du titre) et Prost (deux fois vainqueur) pour la victoire absolue, il aurait signé tout de suite ! Mais quel que soit le dénouement, l’histoire du pilote SpeedAventure sera belle, nous aura tenu en haleine toute la saison et aura rappelé à chacun l’essence même de toute compétition sportive : rien n’est jamais gagné d’avance et chacun a sa chance. Professionnels et amateurs confondus.

 

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