• suivez nous sur    social instagram 30 social-twitter-30 social-facebook-30

SERRE CHEVALIER - les indispensables

infos station  |  horaires  |   engagés  |  news  |  photos  |  résultats   |    en direct equipe 15

margot-vigDOUBLE RATION DE MARGOT LAFFITE.  On aura droit à une double ration de Margot Laffite ce week-end à Super Besse, et personne ne s’en plaindra. En plus de défendre sa 5ème place au volant de la Norauto électrique, on aura également le plaisir de la retrouver au volant d’une Clio du DA Racing.

Même si le but premier est de répondre à un besoin professionnel pour les bienfaits de son émission V6, l’occasion fait le larron et Margot ne cache ni son plaisir de regoûter aux joies de l’Andros thermique qu’elle a pratiqué pendant plusieurs années, ni son envie de bien faire, histoire de régaler le public nombreux pour ce dernier meeting ! Le tout avec la bénédiction de Norauto qui a joué le jeu et laissé l’opportunité à Margot de finir la saison avec une touche de légéreté.

Margot2

margot1

SAINTELOC QUI RIT, SAINTELOC QUI PLEURE…
Saintéloc, c’est l’une des structures privées qui pèse le plus dans le milieu du sport automobile français. Toutes disciplines confondues puisqu’elle est présente en rallye, en GT et sur l’Andros, bien sûr ! L’Andros, Sébastien Chetail y est arrivé avec un casque et une combinaison. D’abord pilote, il a ensuite dû faire un choix entre plaisir et raison, et en bon stéphanois qu’il est il (c’est à dire un homme qui a les pieds sur terre et la tête sur les épaules), il n’a pas hésité longtemps, choisissant de vivre de sa passion mais côté patron d’écurie ! Avec un avantage certain : un vrai respect du pilote. Comprenez par là un professionnalisme exemplaire qui n’a rien à envier aux teams professionnels, si ce n’est l’étiquette ! Du coup, Jean-Philippe Dayraut  himslef (double vainqueur de l’Andros avec Kia et Skoda, deux teams officiels) a choisi, en 2010, d’accorder sa confiance à Saintéloc et de tenter le pari osé de gagner l’Andros avec un team privé ! Bien lui en a pris, puisque grâce à son expérience incommensurable et son incroyable faculté d’adaptation conjugués au professionnalisme et à l’abnégation de Saintéloc, le rêve s’est réalisé. Pour le plus grand bonheur des deux hommes qui apprécient à sa juste valeur leur travail respectif. Dayraut a donc logiquement choisi de rester chez Saintéloc pour remettre son titre en jeu, seule la voiture a changé, la Mini Countryman ayant été préférée à la BMW Série 1. C’est donc en terrain connu que le deuxième chapitre de l’aventure s’écrit cette année.
Ouvrons la parenthèse pour préciser qu’au fil des années, Saintéloc est devenue la structure la plus imposante de l’Andros. Aujourd’hui, l’équipe engage 6 voitures pour 12 pilotes, gère un staff de 40 personnes pour s’occuper de tout ce petit monde et accueille, chaque week-end, entre 200 et 300 personnes. Les pilotes se pressent pour rouler chez Saintéloc : Jean-Pierre et Olivier Pernaut, Nicolas Bernardi font partie des réguliers. Sans oublier Thierry Joncoux et Gérald Fontanel, fidèles lieutenants des deux têtes d’affiche que sont Dayraut et Balas. Plus quelques pigistes prestigieux comme Adrien Tambay ou Ari Vatanen, pour n’en citer que quelques-uns. Fermons la parenthèse.
Mais cette saison ne ressemble à aucune autre. Véritablement la plus ouverte que le Trophée Andros ait connu. Une saison très compliquée pour tout le paddock : pilotes et teams managers, pourtant tous expérimentés et fins tacticiens, en perdent leur latin… Après 12 courses, on compte 8 vainqueurs différents. Les teams officiels sont loin de la domination qu’ils devraient afficher, tout juste arrivent t’ils à jouer placer, avec un net avantage à Dacia sur Oreca Skoda. La situation est compliquée aussi pour Jean-Philippe Dayraut qui n’a remporté que deux courses et surtout, n’a fait que trois podiums. Une misère pour le tenant du titre qui se bat pourtant bec et ongles. Et la tendance ne s’est pas inversée ce week-end à St-Dié, bien au contraire ! Impossible de trouver le petit plus de motricité pour enfin renouer avec la victoire et se donner encore la possibilité d’aller décrocher un 4ème titre. Pourtant la motivation est là, la fiabilité de la voiture aussi. Seule la glace manque cruellement à l’appel. Chez Saintéloc, on ne se cache derrière aucune excuse. Simplement reconnait-on que ce terrain convient moins au funambule « maison », que le plateau est tellement relevé que les principaux intéressés savaient, avant même la première course, que le coup d’essai qui fut un coup de maître serait beaucoup plus difficile à transformer cette saison et que l’homogénéité entre pilotes et voitures serait à son maximum. Les fins limiers ne s’étaient pas trompés puisque les voitures sont toutes sensiblement aussi efficaces les unes que les autres, les pilotes sont tous capables de s’imposer et au final, c’est le feeling de l’un ou de l’autre sur la piste qui fait la petite différence qui permet de gagner.
Néanmoins, le bilan est plus que positif. Saintéloc repart du meeting Vosgien riche d’une nouvelle victoire et d’un podium. Sauf que c’est Bertrand Balas qui en l’auteur ! Attention, il s’agit d’une vraie belle performance que personne ne boude et qui est largement méritée. Reste que ce n’est pas celle qu’on attendait. Il fallait absolument que Jean-Philippe Dayraut hisse sa Mini rouge sur la plus haute marche du podium pour espérer arracher son 4ème titre. Mais une nouvelle fois, comme pour Prost, Panis ou Villeneuve, la tâche s’est avérée beaucoup plus compliquée que prévue. Sa science de la course ne lui a pas permis de trouver le bon compromis. Son pilotage qui n’a d’égal que son envie de régaler le public n’a pas fait la différence. Pourtant, il s’est creusé les méninges, il a fait ressortir les acquisitions de l’année dernière pour tenter de comprendre d’où venait le mal, il est resté au bord de la piste toute la journée pour observer le comportement de ses adversaires, rassemblant le maximum d’informations pour tenter d’inverser la tendance, il s’est mis dans une bulle pour se préserver de toute pression inutile, mais rien n’y a fait !
Avec une 7ème et une 5ème  place à l’issue du meeting de St-Dié, Jean-Philippe Dayraut est désormais en ballottage défavorable pour la course au titre. Mais aussi longtemps qu’il reste une possibilité, aussi infime soit elle mais mathématiquement envisageable, tout champion digne de ce nom se jette corps et âme dans la bataille. Pas de doute, soutenu par toute son équipe et par Jean-Pierre Béchu, son ancien patron à la grande époque de SNBE, devenu depuis son fidèle ami et garde-fou qui lui évite de se disperser (parce qu’avec un cerveau en  perpétuelle ébullition, une idée géniale à l’heure et une multitude de projets à réaliser, il pourrait partir dans tous les sens !) Jean-Philippe ne jettera pas l’éponge. Ce n’est pas le genre de la maison !
Du coup, pour Sébastien Chetail, c’est Saintéloc qui rit, Saintéloc qui pleure ! Tous pilotes confondus, le tableau d’affichage indique 3 victoires, 4 podiums, 5 pilotes dans le top 15 au classement général. Un excellent résultat puisqu’une seule équipe fait mieux : celle de Benjamin Rivière, actuel solide leader du classement général qui risque fort de succéder à Dayraut. Et pour la petite histoire, sachez que Benjamin Rivière roule lui aussi pour le compte d’un team privé (SpeedAventure, propriété de Laurent Barbieri) dont la gestion technique est confiée à Sport Garage, préparateur à Saint-Etienne… C’est le clan des Stéphanois.

bandeauinf web 2018 new