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max-vig5 questions à Max MAMERS, organisateur du TROPHEE ANDROS. Quelles conclusions portez vous sur cette 23e édition ?
Cet hiver a été difficile pour tous les organisateurs à cause d’une météo trop clémente pour la saison. Sur le plan sportif, c’est le Trophée le plus disputé : 8 pilotes se sont partagé les 13 courses et jamais 3 pilotes n’étaient arrivés quasiment ex-aequo à l’ultime étape  (Rivière, Prost et Dayraut).


Oui, mais la fête a été gâchée par des incidents survenus en finale à Superbesse ?

En effet. Tout le monde sait que le Trophée Andros se gagne au chrono des qualifs, mais peut aussi se perdre en finale. Les finales sont souvent l’objet de dépassements et le public adore ça. Un incident entre J. Villeneuve et A. Prost dès le 1er virage a terni la fête. La direction de course a arbitré le litige sur la base des articles du règlement sportif : Villeneuve pénalisé et Prost reparti à sa place a remporté son 3e Trophée.

Pour apporter une note d’humour, j’ai reprendrai un article vu sur Facebook : "c’est comme si le 15e du classement du Tour de France, balançait le maillot jaune dans la Seine avant l’arrivée aux Champs Elysées" !!

Cette polémique peut elle ternir l’image du Trophée Andros ?

Le Trophée Andros est un rassemblement populaire accessible et convivial et il le restera. C’est pour cela que le règlement donne beaucoup plus de points aux manches qualifs, donc au pilotage, les chronos étant incontestables. Les attaques en finale peuvent apporter du piment, mais en aucun cas bafouer la loi sportive du Trophée. Ce fait unique dans l’histoire du Trophée va nous permettre avec la FFSA de préciser certaines sanctions à mettre au service de la direction de course.


TAELe Trophée Andros Electrique doit il montrer la voie ?

Les jeunes talents y ont pris le commandement et ont prouvé que l’ambiance sympathique et chaleureuse ne nuit pas aux performances sportives. A noter la grande différence avec le thermique : il y a 4 courses en peloton par meeting, c’est très disputé avec de nombreux dépassements et pour la 3e saison très peu d’incidents. C’est une vraie satisfaction ! C’est sûrement de là que viendra la relève : Nicolas Prost en remportant le classement indépendant  sur sa DACIA a montré que la voie était ouverte aux Ferrier, Tambay et autres ..


SDFQuel avenir voyez vous et quelles évolutions pour le Trophée ?

C’est de continuer ce que l’on a mis en place depuis le début avec la filière Andros, le développement du Trophée Andros Electrique afin d’offrir aux marques un super terrain de jeu. Comme le disait un célèbre journaliste à propos du Tour de France : « n’oubliez jamais que c’est l’évènement qui a du talent .. ».

 Alors, rendez-vous l’hiver prochain pour une 24e édition qui se terminera en février 2013 au Stade de France pour la 8e fois.





Mais cette saison ne ressemble à aucune autre. Véritablement la plus ouverte que le Trophée Andros ait connu. Une saison très compliquée pour tout le paddock : pilotes et teams managers, pourtant tous expérimentés et fins tacticiens, en perdent leur latin… Après 12 courses, on compte 8 vainqueurs différents. Les teams officiels sont loin de la domination qu’ils devraient afficher, tout juste arrivent t’ils à jouer placer, avec un net avantage à Dacia sur Oreca Skoda. La situation est compliquée aussi pour Jean-Philippe Dayraut qui n’a remporté que deux courses et surtout, n’a fait que trois podiums. Une misère pour le tenant du titre qui se bat pourtant bec et ongles. Et la tendance ne s’est pas inversée ce week-end à St-Dié, bien au contraire ! Impossible de trouver le petit plus de motricité pour enfin renouer avec la victoire et se donner encore la possibilité d’aller décrocher un 4ème titre. Pourtant la motivation est là, la fiabilité de la voiture aussi. Seule la glace manque cruellement à l’appel. Chez Saintéloc, on ne se cache derrière aucune excuse. Simplement reconnait-on que ce terrain convient moins au funambule « maison », que le plateau est tellement relevé que les principaux intéressés savaient, avant même la première course, que le coup d’essai qui fut un coup de maître serait beaucoup plus difficile à transformer cette saison et que l’homogénéité entre pilotes et voitures serait à son maximum. Les fins limiers ne s’étaient pas trompés puisque les voitures sont toutes sensiblement aussi efficaces les unes que les autres, les pilotes sont tous capables de s’imposer et au final, c’est le feeling de l’un ou de l’autre sur la piste qui fait la petite différence qui permet de gagner.
Néanmoins, le bilan est plus que positif. Saintéloc repart du meeting Vosgien riche d’une nouvelle victoire et d’un podium. Sauf que c’est Bertrand Balas qui en l’auteur ! Attention, il s’agit d’une vraie belle performance que personne ne boude et qui est largement méritée. Reste que ce n’est pas celle qu’on attendait. Il fallait absolument que Jean-Philippe Dayraut hisse sa Mini rouge sur la plus haute marche du podium pour espérer arracher son 4ème titre. Mais une nouvelle fois, comme pour Prost, Panis ou Villeneuve, la tâche s’est avérée beaucoup plus compliquée que prévue. Sa science de la course ne lui a pas permis de trouver le bon compromis. Son pilotage qui n’a d’égal que son envie de régaler le public n’a pas fait la différence. Pourtant, il s’est creusé les méninges, il a fait ressortir les acquisitions de l’année dernière pour tenter de comprendre d’où venait le mal, il est resté au bord de la piste toute la journée pour observer le comportement de ses adversaires, rassemblant le maximum d’informations pour tenter d’inverser la tendance, il s’est mis dans une bulle pour se préserver de toute pression inutile, mais rien n’y a fait !
Avec une 7ème et une 5ème  place à l’issue du meeting de St-Dié, Jean-Philippe Dayraut est désormais en ballottage défavorable pour la course au titre. Mais aussi longtemps qu’il reste une possibilité, aussi infime soit elle mais mathématiquement envisageable, tout champion digne de ce nom se jette corps et âme dans la bataille. Pas de doute, soutenu par toute son équipe et par Jean-Pierre Béchu, son ancien patron à la grande époque de SNBE, devenu depuis son fidèle ami et garde-fou qui lui évite de se disperser (parce qu’avec un cerveau en  perpétuelle ébullition, une idée géniale à l’heure et une multitude de projets à réaliser, il pourrait partir dans tous les sens !) Jean-Philippe ne jettera pas l’éponge. Ce n’est pas le genre de la maison !
Du coup, pour Sébastien Chetail, c’est Saintéloc qui rit, Saintéloc qui pleure ! Tous pilotes confondus, le tableau d’affichage indique 3 victoires, 4 podiums, 5 pilotes dans le top 15 au classement général. Un excellent résultat puisqu’une seule équipe fait mieux : celle de Benjamin Rivière, actuel solide leader du classement général qui risque fort de succéder à Dayraut. Et pour la petite histoire, sachez que Benjamin Rivière roule lui aussi pour le compte d’un team privé (SpeedAventure, propriété de Laurent Barbieri) dont la gestion technique est confiée à Sport Garage, préparateur à Saint-Etienne… C’est le clan des Stéphanois.

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